Douleur ou souffrance, un état de faiblesse à reconsidérer grâce à une compréhension plus juste !

La souffrance est un état primaire mais qui a pris naissance dès que la matière animée a été créée. La douleur est physique. La souffrance est psychique.

Q.  Je suis une personne très, très émotive qui peut être très peinée au plus profond de mon cœur quand on a été injuste avec moi, mais en ce qui concerne la douleur physique je ne ressens aucune douleur, malgré toutes mes fractures, je ne ressens aucune douleur, est-ce cela vient du fait que je ne mémorise pas la douleur ?

R.  Oui, tu ne mémorises pas la douleur parce que tu ne la laisses pas monter jusqu’à ton esprit, mais c’est tout simplement parce que tu es très dure avec toi-même et tu n’aimes pas te plaindre, tu as fait un conditionnement de tes émotions pour toi-même, qui au niveau du physique t’empêchent d’avoir la douleur. Mais au niveau de la souffrance, tu souffres terriblement dans l’esprit et dans ton cœur, parce que tu ne sais pas maîtriser les ressentis, et tu as bien des difficultés à accepter que l’autre, par son esprit, soit constitué d’une direction différente de la tienne et qu’il s’oppose à ton esprit sans vouloir te comprendre. Ce qui te fait souffrir, c’est le manque de compréhension d’un esprit à un autre, du tien et de celui des autres qui sont en opposition avec toi.

Q.  Est-ce que la souffrance peut générer de la violence, et si oui pourquoi ?

R.  Bien sûr la souffrance peut générer de la violence, tout simplement parce que celui qui est violent lorsqu’il souffre veut absolument qu’il y ait quelqu’un qui subisse sa souffrance, il ne peut pas la garder pour lui. Quelqu’un qui est violent fait toujours ressortir à l’extérieur ce qui le gène et veut toujours trouver un fautif à ses problèmes, et lorsqu’un esprit ne veut pas assumer ses responsabilités et veut les faire porter à un autre, la souffrance qu’il en ressent alors va s’exprimer par la violence, c’est dans ces cas-là que l’on peut reconnaître ses propres erreurs.

Q.  La douleur provoque une émotion par les sens qui va donner les souffrances à l’esprit et au corps, donc les gestions des émotions pourraient annihiler les souffrances ?

R.  Oui à partir du moment où tu sais gérer tes émotions et tes sensations, qui sont du domaine physique, à partir du moment où tu sais maîtriser tes sentiments et tes ressentis, qui sont du domaine de l’esprit, de la pensée, tu vas absolument parvenir à maîtriser la souffrance qui t’a été donnée par quelqu’un d’autre.  À partir du moment où tu arrives à la maîtriser, tu vas parvenir à la dépasser. La vibration de la souffrance est une vibration qui est encore ouverte, elle n’est pas fermée, elle est en évolution permanente et nous devons trouver la solution totale pour annihiler la souffrance.

Q.  Par rapport à l’évolution de la vibration de la souffrance, est-ce que ça peut être quelque chose de l’ordre du rythme – j’avais l’impression que le rythme de la souffrance était un tout petit peu trop lent- ?

R.  Oui, c’est tout à fait exact, c’est une question de vibration qui se fait très lentement et que nous avons du mal à dépasser, il nous faut un temps très long pour cela. Lorsque nous sommes dans les notions et dans les sensations de souffrance et de ressentis de douleur, nous avons absolument bien du mal à nous en sortir, et ça dure depuis l’éternité avec un rythme de lenteur excessif.

Q.  Qu’est-ce qui se passe lorsqu’on souffre par rapport à une action qui heurte nos conceptions, ou par rapport à nos principes de moralité qu’on a reçus, autrement dit dans ce cas-là, est-ce que la souffrance est juste ?

R.  Alors deux choses. Si tu souffres pour quelque chose qui a heurté tes conceptions et que la conception de l’autre est juste et non pas la tienne, ce sera une souffrance pour rien. Si tes principes de moralité te font souffrir parce que ton esprit est heurté, c’est que tu peux plus facilement te tromper que lorsque c’est ton cœur qui ressent la souffrance. Il faut faire la différence entre une souffrance de l’esprit et celle du cœur. Par contre, la deuxième chose, tu peux parfaitement souffrir pour quelqu’un qui est impliqué dans quelque chose, et ta souffrance si elle touche la justesse de ce que vit la personne, même si elle, cette personne, ne se rend compte de rien et ne souffre pas, si toi tu souffres pour elle pour quelque chose qui est juste, alors là il y a beaucoup de peine à gérer cette souffrance.

Q.  Lorsqu’on souffre pour un membre de sa famille, si on éprouve la même souffrance est-ce que ça entretient les mauvaises choses ?

R.  Ah non, attention, ce n’est pas du tout pareil. Si vous souffrez pour quelqu’un qui vous est très cher et pour lequel vous êtes concerné, là vous allez en partageant la souffrance de la personne que vous aimez, l’aider, mais il ne faut pas, absolument pas souffrir à sa place, vous pouvez souffrir avec elle pour l’aider, mais pas à sa place.

Q.  Est-ce que la douleur physique appartiendrait à la faiblesse de l’amour ?

R.  La douleur physique n’est pas due à la faiblesse de l’amour. La douleur physique est due à la faiblesse du corps, à la faiblesse de la matière, à sa capacité à être malade, vieillissante, mourante.

Q.  Donc à contrario, la souffrance psychique serait liée à  une faiblesse de l’amour ?

R.  Mais non, pas du tout. La souffrance psychique est une faiblesse de l’esprit, une faiblesse de la pensée, une faiblesse de la réflexion, une faiblesse de la capacité à être capable de discerner le vrai du faux.

Q.  Quelle est la signification de la vibration et la différence avec l’énergie ?

R.  La vibration est dans une dimension, l’élément qui te ramène à te sentir dans un état qui t’amène à la vibration. La vibration est le principe qui te permet de vivre, de bouger, de te mouvoir, la dimension est le lieu, l’endroit où tu peux exercer la vibration. Alors que l’énergie, c’est la structure cellulaire dont tu es constituée, qui te permet de vibrer, d’évoluer, mais surtout de muter.

Q.  J’ai remarqué que la densité de la souffrance affaiblissait le plan vibratoire des nerfs, qui à ce moment-là, ne fonctionnaient plus du tout avec la même énergie dans le corps, qu’en penses-tu ?

R.  Oui, la souffrance va alors avoir un impact sur tout ton système nerveux qui va faire que ce système nerveux, -au lieu de te permettre de le faire fonctionner sur les deux plans qui le caractérise, soit par le système nerveux normal, soit par le système nerveux végétatif, dans le cas du végétatif cela donne à ton corps la possibilité d’être actif sur le plan végétatif et ainsi à cette fonction d’être le moteur de tes organes, de tes viscères et des tes glandes, enfin de tout ce dont tu as besoin pour vivre-, cela va alors freiner et au lieu de te mettre dans l’état de vie, parce que le nerf a le rôle de te faire vivre correctement, la souffrance va alors freiner et va au contraire ralentir tous ces organes, et va les empêcher de travailler, ça va faire un effet contraire. La souffrance a un effet de lenteur sur la force de la vie, sur l’animation de la vie par les nerfs, alors que la joie de vivre va te permettre, au contraire, de tout faire bien fonctionner. Lorsque tu as de la joie et lorsque tu vis dans le bien-être, la folliculine qui est libérée par le cerveau, va faire agir tes nerfs correctement, alors que la souffrance, elle, qui vient de ton cœur ou de ton esprit, et qui rayonne partout dans le corps, va ralentir toutes tes fonctions, en sécrétant des hormones qui te font souffrir.

Q.  Est-ce qu’à un moment donné quand la souffrance est extrême, au niveau du corps, permet-elle une évolution ou une prise de conscience de l’esprit ?

R.  Elle peut aussi permettre l’arrêt du cœur et la mort. Si tu n’as pas la force et la capacité de supporter certaines souffrances et certaines douleurs mentales, morales, tu peux absolument ralentir totalement le fonctionnement de ton cœur, et mourir d’une crise cardiaque. Oui bien sûr, tu peux te dire que la souffrance peut être un facteur et un vecteur d’évolution importante à condition que tu la supportes et que tu saches la gérer. Pour gérer la souffrance, il faut arriver à la calmer, à la dominer, à la maîtriser, ce qui n’est pas du tout facile pour certaines personnes, et ce qui endurcit nettement un esprit lorsqu’il arrive à le faire et qui le fait basculer alors dans le matérialisme. C’est très difficile de maîtriser les émotions lorsque nous ne sommes pas sensibles. Dans le cas contraire, c’est très, très difficile, car lorsque nous sommes arrivés à une sensibilité, l’évolution alors se fait par l’amour. Si vous n’avez pas de stress et pas d’émotion, l’évolution alors se fait par l’esprit, il y a les deux facteurs de chemin d’évolution – esprit et cœur -. Le corps, lui, ne fait que des mutations physiques, il n’évolue que dans le sens de ses besoins et de ses obligations, il répercute nos émotions et nous permet de les ressentir et de les différencier selon sa capacité à évoluer. Et celui qui voudrait rester uniquement dans l’évolution matérielle le peut en restant terre à terre sans émotion et sans ressenti. Le corps ne fait pas d’évolution identique au cœur et à l’esprit, il suit notre esprit et notre cœur, mais il est quand même assez indépendant.

Q.  Le cœur est le moteur du corps et il attend un échange. Les gens insensibles, qui vont faire une évolution par l’esprit, vont aller dans le côté matériel. C’est ce qui va leur donner de l’insatisfaction et des émotions !

R.  Nous parlons ici de souffrance, attention, lorsque j’ai parlé de l’évolution par l’esprit, j’ai voulu expliquer que certaines personnes souffraient plus par l’esprit et d’autres souffraient plus par le cœur. Donc celui qui souffre par l’esprit est celui qui n’a pas d’émotion au niveau du cœur, au niveau de l’amour et qu’il ne les a pas forcément de façon très importantes, celui-ci va alors souffrir par l’esprit, par exemple, s’il ne supporte pas par l’esprit de voir des guerres ou de voir des personnes se faire tuer, il va réagir différemment de celui qui, par sa souffrance dans le cœur, va évoluer par ce chemin, qui pour la même raison va souffrir dans son cœur, il y a cette différence à faire. Il y a l’évolution qui se fait, dans la souffrance, par l’esprit. Il y a l’évolution qui se fait, dans la souffrance, par le cœur.

Q.  Est-ce qu’une évolution faite par une souffrance d’esprit, va permettre l’ouverture du cœur, et inversement, la souffrance du cœur permettra ensuite l’ouverture de l’esprit ?

R.  Selon ta personnalité, tu peux parfaitement aussi souffrir parfois par l’esprit et souffrir parfois par le cœur. Les deux formes de souffrance vont te permettre une évolution dans le temps, donc tu peux commencer par souffrir par l’esprit et ensuite souffrir par le cœur, ce qui va compléter ton évolution. Mais il y aura toujours une notion de souffrance qui va alerter ou ton esprit ou ton cœur en premier, ou les deux en même temps, ce qui va donner l’évolution. L’amour se situe au niveau du cœur, l’évolution se situe, dans l’amour, au niveau du cœur. L’âme n’évolue pas, mais notre capacité à aime, elle évolue. La bonté est un état qui se situe dans l’esprit. Lorsque vous avez une souffrance, par l’esprit, c’est la bonté qui est touchée. Lorsque vous avez une souffrance, par le cœur, c’est l’amour qui est touché.

Q.  Si j’ai compris ton propos, par exemple, de souffrir au niveau de la famille, des enfants,  c’est une souffrance au niveau du cœur, mais par exemple, une traîtrise dans l’amitié, ça peut enclencher une souffrance de l’esprit, puisque l’amitié c’est au niveau de l’esprit ?

R.  Oui, absolument, tu peux bien faire ces deux différences et ça te permet de comprendre comment ta souffrance, au niveau de l’esprit, te fait évoluer, et comment ta souffrance, au niveau du cœur, te fait évoluer. Lorsque tu souffres au niveau de l’esprit, c’est bien souvent parce que tu n’as pas supporté quelque chose qui n’était pas vraiment dépendant de toi, et qui te venait des autres.

Souffrir par l’esprit signifie que c’est ce qui vient des autres et de la nature, la matière terrestre, qui donnent des difficultés. Lorsque tu souffres au niveau du cœur, c’est que tu n’as pas dépassé quelque chose qui, en toi, était bien restrictif. Souffrir par le cœur signifie bien souvent que cela dépend de nos propres erreurs. Lorsque tu souffres, par exemple, parce que tu vois au loin des êtres se faire tuer par des guerres insipides, si tu souffres au niveau du cœur, c’est que tu n’as pas réussi à maîtriser en toi le sens des souffrances de la famille, de tout ce qui est l’amour, si tu souffres au niveau de l’esprit pour des guerres, c’est que tu n’as pas réussi à dominer en toi le sens de l’amitié, c’est que tu as un sens de l’amitié très profond. En fait la notion d’amour est importante mais la notion de bonté l’est aussi tout autant.

La maîtrise de la souffrance, c’est le but de la finalité de l’évolution. Et nous allons être obligé, à un certain moment, de maîtriser la souffrance si nous voulons que dans le futur, même si elle est encore existante, elle soit moindre. Parce que, tant que la souffrance existera, elle nous montrera ce que nous ne devons pas faire.

C’est grâce à la souffrance que nous saurez ce qu’il ne faut pas faire, donc le paramètre de la souffrance est important, mais il faudra quand même, dans la finalité, parvenir à la maîtriser d’une certaine façon.

Tant que nous sommes capable d’amour et de bonté, du moment que nous montons dans ces éléments, ça nous est difficile.

Entretenir le sens de la souffrance pour l’éternité, parvenir à la minimiser, mais à la connaître toujours pour ne pas tomber en ses pièges, cela est très ardu.

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