La colère, manifestation juste ou pas mais dont les répercussions sur soi, sur les autres sont terribles et à plusieurs niveaux. Comment en sortir ?

L’univers en a assez de ce mal, de ce que nous nous infligeons et infligeons aux autres. Il est impératif que nous fassions ce que nous avons à faire, sans protester négativement. Si vous voulez réagir avec colère, faites le, mais dans la limite de ce qui est juste et bien appliqué, pas dans la souffrance, pas dans le mal et pas dans la haine et la colère aveugles qui n’arrangent rien, absolument rien.

Q.  Peux-tu nous donner les différents types de coléreux, l’origine et les réactions possibles ?

R.  Oui, il y a ceux qui ont des colères très profondes, qui durent longtemps envers quelqu’un. Ils seraient capables d’aller jusqu’à demander la mort de cette personne, ils peuvent devenir des tueurs.

Il y a  ceux qui vont s’emporter énormément, et que je qualifierais de gens très dangereux qui pourraient dévaster certaines choses, pas vraiment amener à la décision de faire mourir l’humanité, non, mais à une indifférence extrême ce qui ne vaut guère mieux que le crime.

Il y a ceux qui sont dans un état de colère parfois intérieure, et dans cet état ils excitent les gens qui ont envie de leur faire du mal, ils donnent à ceux qui ont envie de faire du mal le bâton pour se faire battre, et retourner une colère d’autrui contre eux.

Il y a ceux qui restent calmes et de ce fait provoquent d’énormes colères chez bien des gens, colères qui sont très destructrices pour eux et qui leur donnent souvent envie de les frapper.

Il y a ceux qui ont les colères intérieures et qui sont très ironiques sur les autres et qui se consolent en se disant ; celui-ci il est comme ci, il est comme ça. C’est une colère analytique négative à l’intérieur d’eux et ils ont en retour de plein fouet le mépris des autres sur eux.

Il y a ceux dont les colères sont instinctives et spontanées, immédiates. Ils ne supportent pas certaines choses, et ils classifient très bien dans leur esprit ce qui leur convient et ce qui ne leur convient pas. Ils sélectionnent et lorsqu’ils expriment leur colère, il y a énormément de gens qui se sentent mal.

Il y a ceux dont la colère est très violente, elle est dominatrice, elle domine tout leur être, et les autres, lorsqu’ils expriment une colère, ne serait-ce que par le regard, les autres ont tous très envie de rentrer dans la terre. Ils renverseraient excessivement fort toute la nature humaine, toute la planète terre, non pas jusqu’à tuer, parce que ce n’est pas dans leur esprit, physiquement ils le pourraient, moralement ils ne le pourraient pas. Ils sont partagés entre les deux.

Et puis, il y a ceux dont la colère est extrêmement violente à l’intérieur, mais fortement réprimée et qu’ils pallient notamment par le rire, par un équilibre de rire, mais lorsqu’elle est très, très violente cette colère, c’est souvent dirigé contre le même genre de personnes, c’est vraiment bien ciblé, ils ont des colères très personnelles et très bien ciblées qui peuvent absolument permettre sur terre des ras de marées.

Q.  Alors comment dépasser ces colères et quelle attitude avoir ?

R.  Oui, comment dépasser tes colères, comment les modifier, comment ne pas les laisser donner leur libre cours ? Si tu te vois faire, si tu te regardes, si tu t’écoutes, tu te rendras compte que ça ne va pas, et qu’il faut que tu ne fasses pas comme ça. Quand tu vois quelqu’un d’autre se mettre en colère comme toi, même si tu dis qu’il a raison, tu trouves que ce n’est pas bien au bout d’un moment, ça te « gonfle », comme tu dirais. Donc, si tu te mets à la place de la personne, tu devras te voir dans tes moments de colère et comprendre que tu provoques exactement le même sentiment.

Q.  Comment faire pour rester équilibré ?

R.  La colère à l’intérieur fait beaucoup de dégâts sur nous-mêmes, et nous recevons le négatif matériel bien souvent. Si nous sommes à l’intérieur différent de ce que nous affichons, notre silence nous attirera le négatif de la terre, bien plus mal que sur ceux qui sont mauvais, car, eux, ils expriment leur réalité. Lorsque nous sommes en colère à l’extérieur, nous faisons du dégât sur les autres si cette colère dure trop longtemps. Mais pour pouvoir rester équilibré lorsque tu es en colère, il faut absolument réussir à faire une maîtrise de cette colère et à te garantir pour qu’elle ne vienne pas interférer, pas plus sur toi que sur les autres. Et sans se détruire car la colère est destructrice. Ceux qui sont tièdes sont parfois aussi destructeurs car en ne s’engageant pas, ils laissent les autres profiter de tout et de tous. Mais dire que réussir à maintenir une colère est facile, ça, je ne  l’ai pas dit ! Nous arrivons, par notre qualité d’entente, à nettoyer le négatif, même si nous l’avons exprimé. Il faut ensuite se détendre et ne pas se tourmenter davantage par rapport à ce qui a été fait ou ce qui a été dit. Il faut ensuite tourner la page et accepter que les choses aient été ainsi et qu’elles pourraient même être à nouveau ainsi. En acceptant, les choses ne seront plus jamais ce qu’elles ont été, sauf si l’on s’entête dans nos cheminements. Alors, ce qu’il faut ajouter en plus pour être plus positif, c’est, tout simplement, oublier ce qui vient de se passer, car si nous arrivons à oublier ce qui nous a amené à la colère, nous traiterons le cas, et celui qui aura mal agi, retrouvera immédiatement ce qu’il a envoyé et qui nous a rendu ainsi.

Q.  Comment pouvons-nous dire que la colère permet de rester équilibrés quand les choses ne sont pas vraies et justes ?

R.  Tu as plusieurs façons de réagir face à l’injustice, et la colère est une source d’évolution : si tu as une colère vis-à-vis de quelque chose qui est faux, tu vas être plus capable de rester équilibré que si tu vas dans la dépression, dans la déprime, ou que si tu vas dans la violence et dans le crime, car ce seront les 3 choses qui te motiveront lorsque tu seras accusé injustement. Soit, tu vas baisser les bras, te laisser aller, et te laisser mourir. Soit, tu vas être dans la colère et là, ta réaction va te permettre d’avoir une action qui t’empêchera d’être malade. Soit, tu vas aller dans la haine et être capable d’aller jusqu’au crime.

Q.  Est-ce que la passivité serait le contraire de la colère ?

R.  Le contraire de la colère, n’est absolument pas la passivité, le contraire de la colère c’est le calme. Etre passif et n’avoir aucune réaction lorsqu’il y a des éléments qui nous percutent, ce n’est pas une très bonne opposition à la colère. Si nous sommes passifs, et que nous attendons que la colère ait terminé de déverser sur nous ses éclats, nous serons parmi ceux qui auront énormément de négatifs à épurer et qui nous sentirons très mal physiquement, si nous laissons faire cela ainsi.

Q.  J’ai remarqué que les gens qui ont une grande maîtrise face à la colère, passent aux yeux de beaucoup, pour des êtres qui ne ressentent rien, pour des êtres à qui l’on peut tout faire, et pour des êtres qui ne savent pas s’exprimer, comme si la colère pour certains était de nature à grandir leur personnalité ! Qu’en penses-tu ?

R.  Oui, je pense qu’il faut savoir faire les distinctions, entre celui qui se met en colère pour rien, et celui qui explose pour une bonne raison. Il est impératif et important que vous sachiez à quoi vous vous exposez lorsque vous êtes en colère et que ce n’est pas justifié, et à quoi vous vous exposez lorsque vous êtes en colère mais que c’est justifié. Pour être capable de bloquer les colères, il faut une écoute très attentive, et il ne faut surtout pas s’égarer lorsqu’on veut ensuite définir qui avait raison ou qui avait tort. Vous avez des êtres qui se mettent en colère parce qu’on voit qu’ils sont dans le faux, et qu’ils essayent de mentir. Un menteur se met très vite en colère lorsqu’il est découvert.

Q.  Y-a-t-il une répercussion sur nos organes avec des colères non exprimées ?

R.  Oui, lorsque nous avons une colère rentrée, elle a effectivement une très grande répercussion sur soi. Selon la nature de l’individu, la répercussion peut-être immédiate ou surgir jusqu’à vingt ans après, par une maladie très grave ou même par un accident.

Mais la répercussion immédiate sur quelqu’un qui a une colère rentrée et qui en laisse échapper quelques éclats, c’est que, à côté de vous à ce moment là, il y a un accident qui se produit, s’il n’est pas sur vous, il peut se produire entre d’autres personnes qui sont à côté de vous. Faites bien attention à cela, car plus nous sommes nombreux sur terre, plus il y a des technologies explosives, plus nous allons créer des accidents autour de nous.

Q.  Les produits naturels ou en homéopathie peuvent-ils agir et quels en sont les effets ?

R.  Les produits homéopathiques ne vont pas agir sur la colère, la colère vient de l’esprit, ils vont agir sur le corps pour en annihiler les effets négatifs que la personne aura eu. Non, les produits homéopathiques ne vont pas annihiler la colère. Pour annihiler la colère il faut une force dans l’esprit exceptionnelle et spéciale. L’élixir floral et les fleurs de BACH peuvent absolument aider à une décontraction, mais ils ne préviendront pas les colères. Ce qu’il faudrait parvenir à trouver, c’est une prévention à la colère, et là, il n’existe aucun produit qui peut absolument calmer l’esprit, si ce n’est les neuroleptiques qui nous enlèvent la totale directive de l’esprit.

Q.  Parfois une terrible colère peut nous donner une force surhumaine qui sera nécessaire devant certaines situations de danger extrême qu’en penses-tu ?

R.  Il ne s’agit pas vraiment d’une colère, c’est une réaction de force et de violence qui peut effectivement soulever des montagnes. L’esprit peut développer assez d’énergie pour être plus fort que la matière. Et il faudrait absolument que dans notre esprit, l’alchimie de notre pensée puisse effectivement trouver la solution par un palliatif qui serait très juste et bien placé. Le palliatif est à chercher dans un développement d’énergie, autre que la colère, mais aussi fort que la colère.

Q.  Est-ce que d’agir sur le temps, à ce moment là serait la solution ?

R.  Oui, c’est une parfaite solution pourquoi pas. Mais que dire des colères qui ne tombent pas.

Q.  Chercher une autre pensée c’est insuffisant pour désamorcer la colère, il faut que la pensée puisse s’appuyer sur une action, qu’en penses-tu ?

R.  Oui, nous pouvons aller au sommet d’une montagne ou au fond d’un bois, crier tout ce que nous avons envie de crier pendant trois minutes, et puis ensuite nous arrêter. Mais il est bien évident que si nous ne déversons notre colère que dans l’univers et s’il n’y a pas l’objet de notre colère face à nous, cela ne suffira pas. La colère est de source humaine, mais elle est devenue divine à cause des êtres de la nature terrestre, elle jaillit et rejaillit d’un esprit à l’autre, elle est une énergie qui semble ne pas vouloir s’éteindre.

Q.  Quel est l’organe ou la glande qui véhicule la colère ?

R.  Ce qui véhicule notre colère, c’est notre esprit conscient, et l’organe qui la répercute dans le corps c’est notre cœur. Ce qui nous met en colère c’est quelque chose qui nous touche immédiatement et au plus profondément de notre cœur, ce n’est pas notre plexus solaire, ce ne sont pas nos nerfs qui nous mettent en colère, c’est notre cœur qui a une action négative à ce moment là avec les nerfs.

Q.  Si la colère provient du cœur, est-ce que l’on peut l’associer à l’axe cœur-vésicule biliaire ? Car la vésicule biliaire ayant du négatif le transmet au foie et rend le foie malade !

R.  Mais oui, bien sûr, mais ce qui permet d’exprimer une colère c’est la réaction du cœur au moment où l’esprit lui enregistre quelque chose qui ne lui convient pas. Lorsqu’il ne réfléchit pas parce qu’une colère est dégagée brusquement, il explose de colère, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur, mais il y a une alchimie qui se passe à ce moment-là entre le cœur, les nerfs, et qui réagit sur les organes.

La colère est un défaut qui est cependant parfois très justifié, le cœur se charge des colères et c’est lui qui les libère, car c’est une expression terrible qui a bien trop souvent des raisons très valables pour avoir justifié un comportement emporté, il faut comprendre comment cela se définit, et quand nous aurons compris, nous saurons maîtriser nos colères et les remplacer par un acte plus judicieux qui désarmera toute action de la colère.

Soyons bien conscients de tout, il nous appartient à tous de faire les analyses nécessaires, et les efforts nécessaires pour évoluer et dépasser tout ce qui est existant et anormal, il nous appartient de savoir quand c’est normal et quand ça ne l’est pas, or la colère est une manifestation à la fois normale et anormale.

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