Et si nous devions maintenant comprendre et instaurer le sens de l’équité pour tous ?

L’équité cela signifie que chaque être humain, dans sa destiné, dans sa personnalité, doit trouver le summum de ce qu’il a comme besoin et doit, en fonction de l’autre qui n’est pas dans les mêmes besoins que lui, être au même niveau, il faut savoir partager entre les êtres humains exactement avec une grande équité tous les biens de la terre et toutes les possibilités.

Q.  Pour moi, c’est une question d’équilibre entre ce que l’on possède et ce que l’on doit donner pour être généreux. Est-ce cela ?

R.  Oui. L’équité, c’est savoir donner à l’autre tout ce que tu as et lui faire partager ce que tu as, donner tout ce que tu as et dont tu ne te sers pas, et partager au sens strict ce dont il a besoin et que tu as à profusion, l’équité se situe au niveau de l’argent et des matériaux, au niveau des sentiments, tu ne peux pas donner ce que tu as sans aimer, c’est au niveau des sentiments que les êtres humains sont les plus équitables. Au niveau de l’équité, il faut savoir partager afin que l’autre, les autres, sur cette terre, aient ce dont ils ont besoin, ce à quoi ils ont droit en fonction et au regard de ceux qui ont tout. Il faut absolument, dans les décennies à venir, qu’il n’y ait plus de riche et de pauvre et que l’argent soit dispensé à chacun dans la même profusion.

Les économistes, les financiers pensent que ça déséquilibrerait l’évolution de partager les richesses financières de la planète, ils se trompent parce que s’ils savaient créer un système financier équitable au regard de tous les êtres humains, ils auraient alors de plus en plus de richesses et ils pourraient rendre cette planète très vivable, il n’y aurait pas de problème, il n’y aurait pas de pollution, il n’y aurait pas de difficulté sur cette planète, s’il y avait équité pour tous les êtres humains, et tous les êtres humains chercheraient à faire quelque chose pour la planète et ne resteraient pas chez eux à ne rien faire, cela ne serait pas possible.

Q.  Moi j’ai remarqué bien souvent que quand on veut parler de partage et de sens de l’équité, bien des gens estiment qu’il existe des catégories, et ils voudraient attribuer des partages par catégorie, si bien que dans ces systèmes là, qui me révoltent, on donnerait à certains en fonction de certains critères qui jugeraient que, bon, ils ont besoin ou ils n’ont pas besoin, et non pas dans le sens, que tous les êtres humains doivent avoir ce dont ils ont besoin:

R.  Oui, pour se donner bonne conscience les êtres humains, effectivement, veulent bien donner un peu et partager un peu avec ceux qui n’ont rien. Tu touches là un point essentiel qui est absolument catastrophique, et les riches, et les plus aisés de la planète sont ainsi faits, les pauvres ne réagissent pas du tout comme cela. Les pauvres ont conscience qu’il faut donner et qu’il faut partager, ce sont ceux qui sont les plus grands exemples de la générosité et de l’équité, ce ne sont pas les plus riches et les plus aisés de la planète. Ceux qui se prennent pour les meilleurs sont horribles et épouvantables.

Q.  Le troc pourrait-il être une solution plus équitable ?

R.  Oui, il n’y a pas vraiment de notion matérielle, mais le sens de l’équité, justement, est un petit peu plus respecté que dans la notion d’argent. Cependant, notre planète terre ne pourra pas sortir comme cela des systèmes existants. Il faut donc que nous sachions amener l’équité à travers le matériel et l’argent, c’est vraiment quelque chose qui est fondamental, et à quoi nous devons arriver. Nous devons absolument instituer des systèmes financiers nouveaux et différents pour que l’équité se mette en place, c’est plus qu’impératif.

Q.  L’équité et la générosité sont indissociables ?

R.  L’équité et la générosité sont parfaitement dissociables. L’équité c’est donner exactement ce dont l’autre a besoin et que tu peux partager avec lui. L’équité ne doit pas venir tellement de nos esprits individuels mais d’un esprit de groupe. Nous devons instituer l’équité par un esprit de groupe plus facilement que par l’individuel, parce que si nous n’avons pas grand chose, nous pouvons instituer l’équité avec quelqu’un qui n’a pas grand chose, mais nous n’aurons pas le retour avec quelqu’un qui a tout. Donc l’équité il faut qu’elle se fasse à tous niveaux, aussi bien chez les puissants que chez les petits, alors que la générosité est demandée à tous les êtres existants, c’est différent.

Q.  L’équité est-elle conditionnée par l’amour du cœur ?

R.  L’équité est conditionnée par l’amour du cœur, du corps et de l’esprit, il faut les trois éléments pour pouvoir rayonner dans ce domaine, si tu ne fais pas intervenir les trois éléments, tu seras injuste quelque part.

Q.  S’il faut fonctionner avec les trois éléments, est-ce qu’il faudrait bâtir une stratégie commune pour évaluer les nécessités de tous ?

R.  Oui, il faudrait, dès la naissance, évaluer et donner une valeur à tout esprit prenant naissance sur terre, et au cours de l’évolution de sa vie lui permettre de faire tout ce qu’il envisage de faire, il faudrait que cela soit ainsi jusqu’à l’âge de 20 ans, donner à tous les êtres qui vivent sur terre les moyens de vivre décemment, ça se serait un premier pas dans une équité fondamentale. Ensuite à partir de l’âge de 20 ans, plus pour ceux qui veulent étudier plus longtemps, il faudrait instituer un domaine de prérogatives par rapport à la notion de courage que tous les êtres mettront en place et définiront. Par rapport à cette notion de courage, il y aura plus d’intérêt à travailler que de ne pas travailler, ensuite de cela, arrivé à un certain âge, après avoir laissé bien travailler les gens, il faudrait leur donner les moyens de vivre décemment lorsqu’ils ne peuvent plus travailler. La notion d’équité devra aussi être donnée en fonction de plus de travail des uns que des autres qui devront alors être plus rémunérés, alors que dans la générosité on ne tient pas compte du manque de travail, il faut donner aux courageux, comme aux fainéants.

Q.  Est-ce que l’équité induit le sens collectif de la responsabilité pure et parfaite et de la responsabilité d’autrui ?

R.  Le sens de l’équité apporte avec le sens de la responsabilité une compréhension hors du commun de ce qui est à partager et à donner à chacun et aux autres, mais c’est plus qu’une notion de responsabilité. Une notion de responsabilité va se situer dans les domaines relatifs à ce qui est demandé pour quelque chose, alors que la notion de l’équité ne doit reposer sur aucun critère, d’échelle de valeur, il doit être tel qu’il est, alors que le sens de la responsabilité repose sur une notion d’échelle de valeur des éléments, pas le sens de l’équité. La responsabilité se crée par rapport à une différence entre les êtres, alors que l’équité ne doit pas tenir compte de la valeur des gens, mais des échelles de valeur sur le matériel.

Q.  L’équité est bonne et effective lorsque dans l’échange il y a la même valeur de part et d’autre, est-ce exact ?

R.  L’équité est bonne et effective lorsqu’il y a la même valeur, effectivement, dans ce qui est donné aux uns et aux autres. Il n’y a aucun raison que nous soyons dans une situation disproportionnée les uns envers les autres. Il y a aucune raison qu’il y ait des êtres qui ont tout et d’autres qui n’ont rien.

Q.  La définition du dictionnaire sur le sens de l’équité, c’est « la disposition à respecter les droits de chacun », mais nous n’avons pas tous les mêmes besoins, alors comment situer les droits et les besoins ?

R.  Oui il faudrait apporter ce rajout : les besoins essentiels à chacun et les droits dans chaque domaine, strictement identiques.  C’est-à-dire, celui qui est un paysan doit avoir droit à sa ferme, à ses terrains à cultiver. Celui qui est un cadre supérieur, doit avoir droit à son bel appartement et une façon confortable de vivre. Celui qui est religieux, doit avoir droit à sa solitude, et les lieux où il doit prêcher doivent lui être ouverts, etc. Mais au niveau de la matière, du matériel et de l’argent, chacun être humain doit avoir le droit de disposer de ce dont il a besoin, et ne pas avoir à peiner sur les moyens financiers. Être équitable, cela signifie avoir, dans son esprit, la certitude qu’il faut, à chacun des êtres humains, autant que ce qu’ont les grands, que ce qu’ont les plus nantis, il faut que nous mettions dans notre esprit, dans nos pensées ce sens que les dirigeants de notre planète cessent de faire de ce lieu, l’enfer, pour beaucoup trop d’êtres humains qui somme toute, viennent pour accomplir un cheminement et pour permettre l’évolution de la nature terrestre. Parmi les moins nantis, les plus pauvres, ils sont beaucoup à avoir permis de très grandes évolutions parce qu’ils ont su à travers leurs peines, faire ressortir ce qui avait et a le plus de valeur, c’est-à-dire le non matérialisme, le sens des valeurs pures et justes, ils ont su faire de ce qu’ils ont vécu un chemin d’évolution, un sens évolutif à toute épreuve, ils ont su, ces êtres humains qui ne sont pas trop nantis, faire ce qu’il fallait pour apporter à cette nature terrestre et aux hommes et aux femmes de cette planète, soit par la technologie, soit par la pensée, leur apporter un meilleur sens d’harmonie et de bien-être.

Il faut que nous soyons sûrs que tous les êtres humains doivent être nantis de tout ce qui est existant, il ne faut pas que nous fassions comme tous ces dirigeants et tous ces financiers qui croient que s’il n’y avait plus de caste entre riches et pauvres, il n’y aurait plus de pouvoir pour avoir des richesses. Ils se trompent et font une très grande erreur à ce niveau là, et tant que nous n’aurons pas instauré, sur terre, cette certitude, et tant que nous n’aurons pas permis que cela s’accomplisse, il n’y aura pas d’évolution possible. Être équitable cela signifie être juste dans le partage des biens de cette nature, de cette planète.

Q.  Justement j’ai toujours eu un sens de révolte contre les inégalités, contre les hiérarchies et contre les esprits de classe, et je vois avec beaucoup d’intérêt des sens de révolte et de désobéissance, parce qu’en fait le pouvoir s’appuyait sur une obligation d’obéissance de gens qu’ils estimaient plus ou moins leur être inférieurs, et à partir du moment où une certaine connaissance arrive de partout, arrive cette désobéissance que je trouve salutaire !

R.  Oui c’est exact. Ce qui se passe maintenant au niveau des masses populaires est quelque chose de très bien, sauf pour tous ceux qui utilisent le crime, tous les fanatiques, tous les êtres crapuleux qui profitent pour assouvir leur soif de tuerie, c’est malheureusement parce qu’il y a cette révolte que certains se sont imprégnés du désir de tuer.

Q.  Oui bien sûr parce que dès que naît la notion de désobéissance, chez tous ces êtres qui ont été soumis depuis des millénaires, il y a en même temps un certain, comme s’ils étaient déboussolés, et à ce moment là ils sont rattrapés, comme tu viens de le dire, par des esprits qui veulent les canaliser au profit de crimes crapuleux et pour les embrigader autrement.

R.  Oui, c’est dans ce sens là qu’il faut être très prudent, qu’il faut faire très attention. C’est vrai que les masses populaires, qui se soulèvent, peuvent devenir parfois pire que leur bourreau, et c’est ce qu’il faudrait éviter, parce que c’est ainsi que cela se passe, quand on a privé quelqu’un de ses droits et qu’il prend le pouvoir il va alors outrepasser ses droits, car il en a été privé trop longtemps. Si nos dirigeants savaient rendre cette nature équitable pour tous, il n’y aurait plus autant envie de prise de pouvoir, ils devraient comprendre cela, mais non ils préfèrent tout posséder au risque de tout perdre.

Q.  Quelle est la différence entre égalité et équité ?

R.  Oui, la différence est simple. L’équité se situe au niveau du matériel, au niveau d’autre chose qu’un sentiment, l’équité c’est ça. L’équité, c’est donner matériellement ce qui existe et est l’appartenance de tous, pas de la même chose, mais du même objet que chacun aura. L’égalité se situe au niveau du moral, au niveau du sentiment, au niveau du ressenti que tu as vis à vis de quelqu’un, à qui tu dois donner exactement la même notion de place et la même échelle de valeur que tu te donnes à toi-même, ou que tu donnes à quelqu’un d’autre qui serait plus ton ami que l’autre personne, c’est la différence et  la distinction que tu peux faire. L’égalité, c’est avoir la même valeur et la même place que l’autre sans empiéter sur celle-ci.

Q.  A t’écouter j’ai acquis la conviction que l’équité n’était pas une notion de droit, mais plus une profonde notion de déontologie, qu’en penses-tu ?

Oui, c’est une notion de déontologie qui peut sortir sur des textes de droit et définir des lois, ça c’est absolument évident que si tu appliques une loi de l’équité, tu vas obliger à plus d’humanité tous les êtres humains. A partir du moment où tu prononceras le mot «équité», tu seras dans l’obligation de faire différemment de ce que tu as fait jusqu’à ce jour, et ceux qui sont les détenteurs des pouvoirs seront obligés de suivre parce que la tendance sera à cela, ils ne pourront faire autrement.

Le sens de l’équité doit être apporté aux gens de pouvoir, ce n’est pas comme le sens de la générosité qui veut que chacun doit donner ce qu’il a, le sens de l’équité incombe aux détenteurs de pouvoir qui doivent faire en sorte que tous les êtres de la terre soient nantis de ce que certains ont, il faut une voiture potable à tous, un logement décent à tous, de la nourriture à tous, un pouvoir d’achat presque égal à tous, en fonction de l’effort de travail apporté etc…

Être équitable et commencer à l’être dans la moralité, c’est déjà reconnaître à l’autre le droit de faire ce que tu fais, et d’être ce que tu es.

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