Savons-nous réellement ce qu’est être positif ?

Comment être prêt à connaître la force et le pouvoir du positif que nous pouvons utiliser et comment pouvons-nous nous en servir avec certitude et sans faille ? Le négatif tel que nous savons l’utiliser empêche le positif d’intervenir quand il est en nous, alors que le positif tel que nous l’utilisons ne libère pas encore ses fonctions fortes, et ne parvient pas encore à empêcher le négatif d’avoir une action, alors que c’est ce qu’il devrait se passer. Alors comment tirer du positif son meilleur potentiel ?

Ce positif passe souvent de manière incontrôlée par nos esprits. Lorsque nous avons un sens de sincérité réellement très profond, dans ces moments-là, nous le saisissons subrepticement et nous nous en servons. Par exemple, lorsque nous pensons fortement à quelqu’un pour l’aider, il n’y a aucun autre sens en nous, aucune arrière-pensée qui interfère, alors le positif peut prendre place et position et nous permettre d’obtenir et d’accomplir un miracle pour les personnes concernées. C’est déjà là un échantillon de son pouvoir quand il agit seul, sans aucune influence négative. Mais lorsque nous sommes dans un état très négatif et que quelqu’un, nous voyant dans cet état, ou si nous-même prenant conscience de cet état, voulons utiliser le positif, il ne peut pas nous être donné dans toute sa force et dans toute sa splendeur, parce que notre première réaction négative influerait pour nous faire commettre des actions qui ne seraient pas vraiment justes. Et ceux qui sont face à nous, qui mesurent la portée de notre négatif et qui cherchent à nous envoyer leur positif, n’ont pas l’action attendue sur nous, parce que si notre positif arrivait sur ces êtres-là, et qu’ils n’arrivent pas à changer, qu’ils prennent un peu trop de temps à changer, le mélange du positif et du négatif qui se confondraient en eux, leur donneraient alors une force incroyable pour détruire, dans leur environnement, beaucoup de gens et beaucoup de choses.

Q.  Es-tu en train de dire que le positif a un usage bien spécifique et que si on venait à l’utiliser d’une manière toute autre, il pourrait faire des dégâts considérables, et donner une grande force au négatif ?

R.  Oui c’est à peu près cela, mais je rajouterai que si le positif était envoyé avec toute sa force dans les éléments négatifs, il construirait forcément d’autres possibilités pour le négatif, alors que pour l’instant, telle que cette énergie négative a été envoyée dans l’univers depuis le début des temps, elle ne permet que l’utilisation du mal sans nous donner pour autant la possibilité d’inventer encore d’autres maux qui seraient pires.

Q.  Est-ce que ça veut dire que ce positif, dont tu nous parles, peut donner une force et des possibilités à ce négatif déjà existant, et que ça créerait une autre forme de négatif que nous ne connaissons pas aujourd’hui ?

R.  Oui, c’est à peu près ça. Par exemple, lorsque vous aimez quelqu’un, vous vous sentez positifs, vous pensez que votre amour ne peut que lui apporter du positif, or l’autre personne, de la manière dont vous l’aimez, ce n’est pas tout à fait comme cela qu’elle attend d’être aimée, ou bien elle ne vous aime pas au sens de l’amour à deux, comme vous l’entendez, alors elle va avoir des réactions, si elle reste dans le sentiment d’amour et qu’elle vous en rend un, cela ne va pas créer de grand négatif, mais si elle se met dans une position d’objection ou de reproche, eh bien alors cette personne-là va créer un négatif et qui va être alors essentiellement physique et matériel, qui va prendre une connotation qui n’existerait pas si la matière avait été créée avant l’amour. Et encore maintenant nous en créons de nouveaux, car nos rejets prennent de plus en plus de fonctions différentes en nos cellules qui évoluent.

Q.  Quelle est l’action exacte du positif ?

R.  Lorsque nous sommes positifs et que nous utilisons le potentiel positif dans sa réalité, dans sa véracité, dans sa profondeur, nous ne pouvons pas engendrer un mal quelconque ou un reproche quelconque sur qui que ce soit, sur quoi que ce soit.

Dans l’amour, le positif nous aide à aimer d’une façon ou d’une autre.

Dans toutes les autres notions, le positif doit rendre l’autre positif à notre contact et non négatif comme cela s’est passé depuis l’aube des temps.

Lorsque nous utilisons le positif dans sa profondeur et dans sa réalité, nous avons le pouvoir de donner à ceux qui attendent quelque chose de nous, exactement ce qu’ils attendent et dans le sens qu’ils souhaitent. L’action du positif est vraiment complètement sublime et va nous donner l’impression de réaliser un miracle, va nous donner l’impression d’une chance extraordinaire, va nous donner un bien-être extraordinaire, va nous permettre d’être heureux de ce qui nous arrive. Or cela n’arrive que quelquefois et pas assez souvent pour permettre à des êtres qui se sentent déjà déphasés, de pouvoir trouver le bien-être et de pouvoir être heureux, ces êtres-là ne peuvent être heureux que quelques fois, qu’en partie, que par moment, alors là l’action du positif n’est pas ce qu’elle devrait être. Car lorsque quelqu’un touche la vibration du bien-être, du bonheur, de l’amour, de la sérénité, de la bonté, de tout ce qui va avec le positif, lorsque quelqu’un atteint cette vibration-là, s’il est réellement dans le bon sens du positif, il ne peut plus quitter cette vibration, il ne peut plus en sortir, il ne peut plus redevenir négatif, ce n’est pas possible, parce que le négatif en lui se sera transformé pour avoir sa véritable place et ne pourra plus apporter du mal à quiconque, à quelque chose que ce soit.

Q.  Peux-tu nous donner un exemple d’un positif, et un exemple d’un positif qui peut engendrer un négatif ?

R.  Oui, un exemple très général et très répandu, c’est de vouloir à toute force, lorsque nous nous sentons positif et heureux, vouloir faire passer notre façon d’être et de vivre à celui qui est face à nous qui, lui, n’a pas du tout les mêmes conceptions que nous.

C’est croire que seul notre bien-être peut être retenu.

C’est ne pas comprendre où est le bien-être de l’autre, surtout si nous ne le ressentons pas ainsi pour nous.

C’est penser que le bien-être ne peut que s’arrêter à son propre exemple.

C’est croire que nous sommes uniques et que les autres doivent se calquer sur nous en premier.

Attention, j’évoque le bien-être et non cette sorte de jouissance perverse que cela apporte à certains comme le crime, la torture, la terrible envie d’asséner des horreurs aux autres, etc.

Non car être dans le bien-être, c’est savoir être heureux réellement pour nous et vouloir la même chose pour les autres, alors qu’être dans la perversité n’est pas le bien-être, c’est chercher une suffisance de jouissances malsaines, dans les complexités sexuelles de la matière et de nos corps et nos esprits sis en elle.

Vouloir à tout prix être celui qui est le mieux dans le bien-être, ça, c’est un positif qui engendre constamment du négatif, et c’est une des premières causes lorsque les couples se désunissent aussi vite.

C’est pourquoi il est si difficile de comprendre et d’installer le positif sur terre et d’unir tous les sens de bien-être entre eux, car si nous pouvons avoir des comportements identiques en négatif, nous ne pouvons pas avoir le même positif. Il est spécifique à chacun.

Q.  Existe-t-il un mauvais et un bon positif ?

R.  Il n’existe pas de mauvais positif. Il existe un positif qui est mal réceptionné par certaines personnes qui créent un négatif. Un être qui est positif et qui veut imposer son positif à l’autre est dans une très grande erreur et manifeste un négatif, soit par lui-même, soit par l’autre, mais en fait on pourrait dire qu’il existe tellement de formes et de façons d’être positif, autant en fait que de formes d’amour et de façons d’aimer, qu’il est difficile de ne pas s’égarer parfois dans le négatif.

Q.  Cela veut dire qu’il nous faut d’abord, en étant positif, accepter le positif de l’autre, même s’il ne nous accorde pas, même s’il nous dérange, c’est cela ?

R.  Oui, si vous voulez être positif, il faut absolument que vous sachiez reconnaître le positif chez l’autre, surtout le comprendre et l’accepter. Tout à l’heure, vous vous êtes posé la question de savoir comment faire pour donner à l’autre l’amour qu’il souhaite, il faut à la fois savoir donner à l’autre l’amour qu’il souhaite, mais savoir aussi lui apprendre à faire l’union avec votre positif, et à vous donner, lui aussi, l’amour que vous souhaitez. Ce n’est pas une mince affaire. Le positif a besoin de beaucoup de force pour devenir réalité, alors que le négatif a tout de suite trouvé sa réalité dans la matière. Il nous a percuté avant le positif car nous avons pris l’habitude de réagir à tout et en premier lieu avec ce négatif et, il faut maintenant apprendre ce qu’est le positif, et trouver sa portée en nous.

Q.  Tu dis maîtriser le négatif mais maîtriser, ce n’est pas transformer. Alors ?

R.  Si tu arrives déjà à maîtriser et que tu installes en toi une vibration d’harmonie, c’est une chose mais ce qu’il va falloir faire c’est de ne plus avoir tous ces rejets, les uns envers les autres, lorsque quelqu’un parle et que vous n’êtes pas en accord avec lui, ne plus faire vibrer vos réactions négatives pour tempêter, pester, être mal, pleurer, ou rire bêtement. Il risque d’y avoir des dissensions, oui, mais notre responsabilité est que nous arrivions à être capables de nous voir faire lorsque nous sommes négatifs, et que nous sachions ne plus dire, « mais moi, ce n’est pas pareil » !

Le négatif nous a permis de prendre conscience du positif. Il ne faut pas chasser, ni tuer cette énergie négative, et  il faudra toujours cette notion d’un peu de peine, d’un peu de souffrance, d’un peu de négativité pour pouvoir être heureux du positif.

Pour l’instant, cette énergie négative est trop forte et nous empêche de nous servir de l’énergie positive. C’est en comprenant le sens de l’énergie positive, de mieux la connaître, de mieux la comprendre, de mieux savoir ce que cela représente en soi, de la trouver en soi, d’en faire la distinction avec l’énergie négative et de savoir l’utiliser dans le bon sens, pour nous et pour les autres. Au début, ça fera un petit peu mal, ça fera un petit peu mal à certains, mais si nous sommes capables de garder et de reconnaître la force de cette énergie positive en nous, nous ne pourrons pas nous tromper pour avancer avec les autres, pour nous et pour les autres.

 

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